Définition
Le pouvoir médiatique ................des mots ................de l'image ................des écrans sur nos enfants ................de l'argent Information/manipulation Medias et politique Medias et opinion publique Faut-il se méfier des medias? Têtes à claques Communication dans le futur
Le
mot média dérive de medium, médian, médiateur,
intermédiaire. La
nature intermédiaire des medias tient au fait que A veut communiquer
avec B mais une communication directe entre A et B est rendue impossible
ou difficile pour différentes raisons: B est éloigné
de A ou bien A et B ne parlent pas la même langue, ou encore
B est multiple (B1, B2, B3,...) et dispersé. C'est précisément cette autonomie, et les comportements qui vont avec, qui autorise leur qualification de quatrième pouvoir, après le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. D'où leur vient ce nouveau pouvoir?
Le pouvoir des mots... Les mots ne sont pas seulement que des signes écrits ou des sons émis. Leur caractéristique essentielle est qu'ils sont porteurs d'un contenu. Chacun sait que, dits d'une certaine manière et dans un certain contexte, ils peuvent être doux et agréables; et aussi que, dits autrement et dans un autre contexte, ils peuvent être blessants. Leur arrangement peut en faire une poésie ou... un pamphlet. L'invention de l'imprimerie a permis leur utilisation pour une communication écrite (livres, journaux, lettres, affiches, tracts, réclames...). L'invention de la radio a rendu cette communication plus rapide et plus performante en ajoutant aux mots un timbre de voix et des intonations. Puis la télévision, le cinéma... et maintenant l'ordinateur, la tablette, le smartphone... ont ajouté aux mots la magie de l'image. Internet ajoute à la communication les caractères d'instantanéité, d'universalité et de réversibilité (interactivité). Le super-pouvoir des images...
L’image transmet instantanément une quantité énorme d’informations. Elle peut être, tout aussi instantanément, interprétée par tout individu quels que soient sa langue ou son statut social. Sa caractéristique essentielle est sa capacité à générer instantanément une émotion, que cette émotion soit positive ou négative. Sa deuxième caractéristique est de porter en elle un pouvoir de fascination. Cette fascination empêche, ou rend beaucoup plus difficile, l'expression d'une critique. De telles caractéristiques donnent à l'image une supériorité écrasante sur la parole ou les mots. La narration d'un événement heureux, ou d'un accident, ou d'un fait de guerre n'aura pas la force d'impact que la même narration accompagnée d'images, surtout si les images sont "vivantes" (vidéos). En plus de la charge émotionnelle qu'elle transporte, l'image donne à l'événement un caractère d'authenticité: "C'est vrai! je l'ai vu". Le marketing commercial s'est emparé de cette propriété en affichant dans les rayons des magasins les stickers "Vu à la Télé". L'usage de ce pouvoir ne présente pas que des avantages. L'image peut devenir un puissant outil de manipulation. Les publicistes l'utilisent dans leurs spots pour créer une atmosphère favorable avant même la révélation du produit; une atmosphère qui amène le désir de savoir, qui mobilise l'attention, qui rend perméable. A tel point que le temps du spot publicitaire consacré au produit lui-même peut devenir dérisoire par rapport au temps de mise en condition. Ne vous est-il jamais arrivé, en regardant ces pubs, de vous demander "...mais où veulent-ils en venir?"
Le pouvoir des écrans sur nos enfants Nos enfants sont les plus vulnérables au pouvoir médiatique, à travers les jeux et vidéos sur les écrans d'ordinateur, mais aussi et surtout sur les écrans des tablettes et smartphones. Nous vous renvoyons au reportage du magazine "Envoyé spécial" qui montre comment les industriels entretiennent l’addiction aux jeux sur smartphone et pourquoi des scientifiques dénoncent leur impact sur le cerveau de l’enfant. Le
pouvoir médiatique associé au pouvoir de l'argent Les medias télévisuels mettent en oeuvre d'énormes moyens techniques et humains pour la production d'images. Ces moyens nécessitent évidemment des moyens financiers en rapport, ce qui implique deux conséquences:
Le pouvoir de l'argent amène ainsi à choisir, parmi les informations disponibles, celles que le media va développer au détriment d'autres. Ces développements préférentiels qui maximisent telle information et minimalisent telle autre orientent l’information et, ce faisant, manipulent l'opinion. Ce qui vaut pour l'information, vaut, évidemment, pour la diffusion du divertissement ou de la culture.
Les propriétaires des instituts de sondage
Justifications
détaillées sur le site "Parti
de Gauche Midi Pyrénées". On
comprendra aisément que les résultats des sondages puissent
être "corrigés" dans un sens qui soit favorable
aux patrons de ces instituts, notamment en matière électorale
(mais pas que).
Comme il a été dit ci-dessus, le financement des médias dépend de capitaux privés qui donnent aux apporteurs le pouvoir de modifier l’information en fonction de leurs intérêts. Audimat Interactivité
et représentativité Les
techniques Une technique très utilisée pour donner de la crédibilité au contenu est le recours aux "experts", ces supposés spécialistes du sujet en cours. Ces experts s'avèrent être souvent de bien piètres spécialistes, ainsi que le montre cet article de Mathias Reymond relevé sur le site ACRIMED. Les experts sont là pour accréditer le message que le media en question veut faire passer. D'autres techniques, plus simples et moins coûteuses, sont mises en oeuvre pour atteindre l'objectif de persuasion. La répétition des slogans, la mise en valeur de certains détails et l'omission d'autres, la création d'une illusion d'unanimité, l'utilisation de la conformité des propos à la loi, à une coutume, à l'opinion... sont autant de moyens mis en oeuvre pour augmenter l'audience et "vendre" le media aux annonceurs.
Le pouvoir acquis par les medias depuis quelques décennies est particulièrement visible dans le domaine politique. Au temps de l'ORTF (disparue en 1974), les chaînes de télévision étaient sous le contrôle de l'Etat. On se souviendra des discours solennels et ex-cathedra du Général de Gaulle. Les temps ont bien changé depuis. La 1ère chaîne de télévision TF1 a été privatisée en 1984 et d'innombrables chaînes privées ont ensuite vu le jour. Leur influence n'a cessé de grandir au point d'être aujourd'hui incontournables, y compris par le pouvoir politique lui-même. Leur influence s'exerce au quotidien sur l'action politique:
Dans le débat politique avec les citoyens les medias poussent les hommes politiques à la starisation. Les débats politiques publics qu'ils organisent prennent alors l'allure de shows télévisés qui visent plus l'attraction d'audience que la diffusion des idées.
La dépossession des politiciens passe par l'intrusion dans leur vie personnelle, et parfois intime. Leur habillement, leur look, leurs fréquentations, deviennent plus importants que le contenu de leur discours politique. Ce qui amène à une dépolitisation des débats pouvant aller jusqu'à l'indifférence du public au contenu. Le public ne retiendra alors que: "elle a été bonne", "il a été mauvais"... L'exercice de ce pouvoir médiatique oblige les politiciens eux-mêmes à utiliser les techniques de communication en faisant appel à des conseillers en communication. Nous sommes passés à l'ère de la politique spectacle. Le résultat en est que, pour être performant, la forme (l'émotionnel, le populisme...) devient plus important que le fond (analyse, raisonnement...). A titre d'exemple, voici ce qu'en dit Jean-Luc Melenchon à propos des "Matinales de France Inter"
On
pense forcément comme son journal habituel; Comme déjà dit, la rentabilité d'un média (sauf pour les quotidiens, de plus en plus rares, qui vivent des abonnements de leurs lecteurs) passe par la publicité. Plus l'auditoire est important, plus on peut vendre de spots. Et en corollaire, plus il y a de pub, plus les annonceurs peuvent vendre ce qu'ils ont à vendre. Dit autrement, tout media qui vit de la publicité est nécessairement "un pousse à la consommation". Ce qui amena (en 2004) Patrick Lelay PDG de TF1 à définir ainsi l'objectif des programmes: "Nos émissions ont pour vocation de rendre [le téléspectateur] disponible: c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages". Le but du media n'est donc aucunement d'informer objectivement le téléspectateur, pas plus que de perfectionner sa culture. Le but est de le divertir agréablement pour qu'il soit réceptif aux "messages"; autrement dit de ramollir son cerveau, de le rendre disponible et perméable, et autant que faire se peut, de réduire au mieux son esprit critique. Donnez-leur du pain et des jeux! vous connaissez la célèbre formule... Les medias fonctionnent souvent de pair avec une autre institution: le sondage d'opinion. Le sondage peut avoir diverses fonctions:
Il faut noter que, sur ce plan, (à force peut-être de manipulation des résultats?) de plus en plus de sondages se trompent souvent: Ils se sont trompés sur le résultat de la consultation des britanniques sur le Brexit, sur l'élection de Trump aux USA, en France sur le résultat des primaires de droite aux présidentielles de 2017.
L'homme est doté d'une capacité de réflexion qui lui permet d'exercer son sens critique. A l'instar des questions qu'il se pose avant l'utilisation d'un médicament, ou au moment de l'achat d'un simple produit alimentaire, il devrait se poser des questions similaires sur toute information qui vient nourrir son intellect. "Mais, me direz-vous, on ne peut pas en permanence se méfier de tout, suspecter tout, se poser des questions sur tout..." Non! Il ne s'agit pas de se mettre la pression pour être stressé par tout et à chaque instant. Nous n'avons pas besoin d'être en éveil permanent pour savoir réagir de façon réflexe à un danger qui se présente dans la vie quotidienne. Ce qui est souhaitable c'est que le réflexe de précaution vis à vis de l'information soit acquis dès le plus jeune âge comme on apprend à se méfier du feu, de l'eau ou d'autres dangers. Se méfier du feu ou de l'eau ne signifie pas que tout feu ou toute eau est dangereuse... à condition que l'on soit en capacité de discriminer de façon réflexe entre l'utile et le dangereux. Une fois ce réflexe de questionnement installé, le cerveau sait faire le reste automatiquement pour enclencher l'analyse systématique. En ce qui concerne le danger des medias, il faut bien reconnaître que nous n'y avons pas été préparés, ni dans la famille, ni à l'école. Cette impréparation est particulièrement visible depuis l'avènement des réseaux dits sociaux (Facebook, Twitter, Instagram,...) sur lesquels circulent désormais autant de fausses informations (Fake news) que de vraies. La conséquence est qu'il devient très difficile de trier le bon grain de l'ivraie, et donc au final, de faire confiance aux medias en général. Nombre de journalistes sont d'ailleurs considérés comme "vendus" aux pouvoirs financiers, économiques, politiques... Et il n'est pas rare de les voir traiter de "journalopes", "prestitué(e)s", ou "merdias". Lorsque nous décelons une information douteuse, nous avons pourtant la possibilité d'en parler autour de nous, d'aller chercher d'autres sources d'information, ou de comparer et de réagir à bon escient. Encore faudrait-il accepter que le doute soit un réflexe positif ... et peut-être même un réflexe salvateur de l'avenir de l'homme pensant.
Lorsqu'un(e) journaliste d'opinion interviewe un(e) invité(e) politique, la simple logique voudrait que cet interview aboutisse à un authentique éclairage des auditeurs de la chaîne audio-télé-visuelle pour que ces derniers puisssent se faire, ou puissent affiner, une opinion sur l'invité politique, sur son discours, sur son projet. Or, une attitude de plus en plus caractéristique chez les journalistes consiste à interroger leurs invités politiques, non pas pour avoir une réponse claire aux questions posées, mais pour chercher systématiquement à mettre ces invités en difficulté. La technique utilisée consiste à poser une question puis, aussitôt le début de réponse amorcé, à interrompre, à contester, à détourner, à harceler, ... bref, à tout faire pour obtenir la réponse souhaitée par le-la journaliste sans jamais laisser à l'invité la possibilité de répondre posément. La plupart du temps d'ailleurs l'interview tourne à la véritable cacophonie qui noie la réponse attendue par l'auditeur. L'objectif du journaliste devrait être - par définition - d'informer. Or cette attitude ne vise aucunement à éclairer objectivement les auditeurs, mais à faire le "buzz" du media concerné; quand ce n'est pas pour défendre délibérément et ouvertement le pouvoir institutionnel auquel ces medias sont inféodés. Parmi ces "journalistes" têtes à claques on pourra notamment écouter Jean-Michel Aphatie sur France Info le matin de 8h30 à 9h00, Ruth Elkrief et Nathalie Levy sur BFMTV, Laurence Ferrari sur i-Télé, Elizabeth Martichoux sur RTL, David Pujadas, Léa Salamé sur France 2, Gilles Bornstein sur FranceInfo...
Success
in creating AI would be the biggest event in human history. "Réussir
à créer une intelligence artificielle serait le plus grand événement
dans l’histoire de l’homme. Mais ce pourrait aussi être le dernier". Lorsque j'étais adolescent, j'ai souvent rêvé de communiquer avec mes interlocuteurs sans avoir besoin de parler; juste en ouvrant à l'autre nos cerveaux respectifs. Cette façon de communiquer a le suprême avantage de n'avoir aucun besoin de décrire sa pensée, ni de n'avoir aucun risque de déformation de la pensée au cours de la transmission: L'interlocuteur voit ma pensée exactement comme moi je la fabrique et moi je vois la sienne de la même manière. Finies les longues digressions explicatives, fini le sentiment de n'avoir pas été complètement compris. On n'échange plus par paroles; on accède directement à la pensée dans son contexte exact; on n'échange plus par mots mais par transmission instantanée de concepts. Aujourd'hui plusieurs projets visent à transformer cette utopie en réalité. Le projet Neuralink porté par Elon Musk, le PDG de SpaceX et Tesla, vise à relier le cerveau à un ordinateur de manière non invasive. Cette technologie est censée démultiplier les capacités du cerveau humain en lisant directement nos pensées et en les retranscrirvant sous forme de texte. De son côté, Facebook, lors de sa conférence annuelle pour les développeurs, organisée en Californie les 18 et 19 avril 2017, a annoncé que 60 scientifiques et ingénieurs spécialistes des technologies d'intelligence artificielle travaillent déjà sur le projet de lire dans les pensées: "Nous avons l'objectif de créer un dispositif capable de taper à 100 mots par minute, soit 5 fois plus vite que ce dont vous êtes capable sur un smartphone, et ce directement depuis votre cerveau". Si ces projets aboutissaient, ce serait un pas décisif dans la robotisation définitive de l'Homme, déjà bien amorcée par le formatage médiatique qui, déjà, ne nous permet plus de penser librement. Nous serions alors complètement dépossédés de ce qui fait notre spécificité: notre capacité à fabriquer de la pensée. Nos pensées ne nous appartiendraient plus. Revenons à mes rêves d'adolescent. L'ouverture de mon cerveau pour partager avec exactitude mes idées sans paroles était implicitement assortie de deux conditions:
Qu'en sera t-il lorsque Facebook et d'autres se seront approprié nos cerveaux? Il est déjà plus que temps d'y penser... avant que notre pensée ne nous appartienne plus! A voir en complément: La communication
Marie M. (Vendée) 03.07.2021 Depuis quelque
temps, que ce soit à la télé ou à la radio, il est de bon ton pour
le journaliste de pousser dans ses retranchements l'interviewé, principalement
un politicien, et en fonction de sa couleur politique par rapport
aux convictions flagrantes dudit journaliste ! Des questions posées
dont on n'attend pas la réponse, en reposant une autre question dans
la foulée sans attendre toujours la réponse dans le but manifeste
de déstabiliser celui (celle) que l'on considère comme un adversaire. |