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17 - 24 novembre 2018: La révolte des gilets jaunes

Commentaire:

Il s'agit d'une révolte spontanée, hors influence syndicale ou politique. Elle exprime un "ras le bol" généralisé de la politique du gouvernement Macron-Philippe

  • qui taxe le peuple pour financer les cadeaux faits aux riches,
  • et qui justifie sa politique par la nécessité d'une transition énergétique pour lutter contre le réchauffement climatique.

Or la France émet 0,29 Mds de tonnes de CO2 annuels sur les 32,32 Mds de tonnes sur le plan mondiale. Soit moins de 1% des émissions totales. (Source: Agence Internationale de l'Energie)

Même en admettant que la France divise par deux ses émissions de CO2 grâce à la disparition des voitures thermiques, l’impact sur le dérèglement climatique mondial serait quasiment négligeable.

Ainsi, invoquer la lutte contre le dérèglement climatique pour justifier l'augmentation des taxes sur les carburants en France est une véritable supercherie.

Et quid des transports routiers ?
Quid de la non taxation du kérosène et du fuel maritime?

 

 

Résumé

L'air que nous respirons est contaminé par des gaz de combustion, des particules en suspension, des particules radioactives. L'eau et les aliments que nous consommons sont pollués par des pesticides.
Mais la question de l'environnement n'est pas qu'une question de pollution. C'est avant tout un équilibre naturel ... que l'action de l'homme déséquilibre.
Les gaz à effet de serre contribuent au réchauffement climatique. Les manipulations génétiques forcent les organismes à évoluer contre nature. Cela se traduira par des conséquences à long terme.

La forme la plus dangereuse de la pollution est la pollution de nos esprits par la propagande de la société de consommation destinée à nous faire accepter les principes d'une société inégalitaire.

Depuis sa formation, notre planète évolue en fonction de ses contraintes environnementales:

  • sa température est sous la dépendance du soleil, sa source d'énergie,
  • sa position sur son orbite détermine les saisons,
  • les mouvements de son atmosphère conditionnent les précipitations,
  • la composition de son sol et de son atmosphère (gaz, vapeur d'eau, polluants) conditionne la vivabilité végétale et animale.

La terre est en perpétuel échange avec son son espace environnemental. Son équilibre est fragile. De lui dépend son évolution... et la nôtre!

 

1. La pollution

D'après l'OMS, plus de 7 millions de morts étaient attribuables en 2012 aux seuls effets des pollutions de l'air extérieur et domestique. Les régions de l'Asie et du Pacifique sont les plus touchées.

La pollution de l'air est celle à laquelle nous sommes le plus rapidement et le plus directement sensibilisés car lorsque nous respirons nous sentons immédiatement la pollution: gaz d'échappement en ville, odeurs de lisier à la campagne! Mais il y en a beaucoup que nous ne sentons pas et qui sont dramatiquement morbides comme les pesticides répandus par pulvérisation, les dégagements gazeux de l'industrie, les radiations nucléaires...

La société de consommation entraîne la production de gaz à effet de serre, des ordures ménagères, des eaux usées. La concentration urbaine engendre à la fois mal-être social et pollutions diverses: gaz d'échappement, pollution sonore.

 

L'industrie rejette des fumées toxiques dans l'atmosphère et des métaux lourds dans les eaux usées,

 

La pollution de ce que nous mangeons: Nous commençons seulement à nous intéresser à notre alimentation depuis que les medias nous alertent sur les premiers dégâts. Pourtant l'agriculture inclut dans ses produits tout un cortège de risques liés à son industrialisation: engrais et pesticides qui entraînent pollution des sols et eutrophisation de l'eau, manipulations génétiques tant animales que végétales, conditions d'élevage… Malheureusement cette pollution est peu visible directement: nous ne voyons ni ne sentons les pesticides, ni les additifs dangereux inclus dans nos produits alimentaires.

 

 

Notre santé: Les pollutions les plus graves pour notre santé sont celles qui sont pourtant les moins visibles avant les dégâts: Nous faisons confiance à notre médecin qui nous prescrit des médicaments dont les effets à long terme peuvent parfois se révéler catastrophiques. Nous avons longtemps cru que le "médiator" était la solution pour traiter le diabète de type 2 et aussi pour perdre du poids. Plus de 30.000 femmes françaises, déjà victimes du cancer du sein, ont fait confiance à la plasturgie mammaire de type P.I.P. pour retrouver une poitrine normale et ont été flouées.

Nous ne prenons pas garde à la nocivité des peintures et autres produits pour la maison. Nous avons cru que l'amiante était la solution sans risque à l'isolation thermique et à l'abaissement du prix de revient des toitures (fibrociment).

Les paysans, cités comme pollueurs dans le paragraphe précédent, sont eux-mêmes les premières victimes des produits chimiques qu'ils utilisent. Des cancers et autres scléroses en plaque sont de plus en plus fréquents chez les agriculteurs âgés de 50 ans et plus. Ceux-là qui ont manipulé les produits de traitement sans protection particulière, crédules aux discours des commerciaux qui les décrivaient comme inoffensifs.
Dominique Marchal, agriculteur de Meurthe et Moselle, a été le premier exploitant dont le cancer a été reconnu maladie professionnelle.

 

La pollution des esprits ! C'est certainement la plus grave car elle nous empêche de prendre la mesure des précédentes:

Nous omettons bien souvent de prendre en considération d'autres formes de pollution qui compromettent pourtant l'avenir de notre descendance parce que nous croyons les mensonges des marchands qui nous gavent et nous endorment de leurs publicités prometteuses d'un avenir radieux.

Ainsi, le nucléaire est présenté comme sûr et inoffensif... jusqu'à l'accident. Et quid de l'avenir? (stockage des déchets…). Nous croyons les autorités qui minimisent les risques d'irradiations par les particules radioactives, que ce soit les risques liés aux accidents nucléaires déjà survenus (Tchernobyl, Fukushima) ou ceux à venir. Nous avons confiance en la science et en la technologie censées trouver une solution à tout problème.

 

2. Gaz à effet de serre et réchauffement climatique

L'effet de serre est un phénomène naturel qui permet de maintenir une température de notre atmosphère compatible avec la vie. Sans effet de serre la température sur terre serait de l'ordre de -20°C. Cependant, la très forte croissance démographique et l'avènement de la société de consommation ont entraîné une croissance phénoménale des rejets de gaz qui augmentent l'effet de serre. Ceci provoque des déséquilibres qui se traduisent par

  • déréglement climatique qui entraîne à son tour
  • une augmentation générale de la température sur terre
  • une intensification des cylones et des ouragans tropicaux
  • la fonte des glaces polaires et une élévation du niveau de la mer
  • une modification des équilibres de la flore et de la faune
  • une migration des populations pour suivre la migration des cultures vivrières.

 

Le réchauffement climatique est encore aujourd'hui considéré par une part importante de la population, et aussi par une bonne part de la classe politique, comme une chimère. Leur argumentation sommaire consiste à dire que la Terre a déjà connu des alternances de réchauffement (avec fonte des glaces, montée des eaux et désertification) suivies de périodes de glaciation. Par conséquent le réchauffement climatique constaté aujourd'hui n'est rien d'autre qu'un phénomène naturel dans lequel la part de l'homme est négligeable.

Malheureusement, ce raisonnement omet de dire que ces alternances se sont déroulées à l'échelle de millénaires alors que le réchauffement climatique mesuré aujourd'hui est brusque et se constate sur un demi-siècle seulement!

Le réchauffement climatique a une conséquence physique dont on ne parle pas beaucoup. Plus l'air est chaud, plus il peut contenir de vapeur d'eau sous forme de nuages. Conséquence: les pluies diluviennes qui accompagnent les cyclones et les ouragans sont d'autant plus catastrophiques par les inondations qu'ils provoquent. Par ailleurs, les cyclones trouvent leur force de formation dans la température des océans. Plus l'océan est chaud, plus les cyclones sont violents. Pour s'en convaincre il suffit de rechercher les images de la tempête tropicale Matthew qui a sévi début octobre 2016, de l'ouragan Irma début septembre 2017 suivi par José et Maria.

Les changements climatiques durcissent les conditions de l'agriculture vivrière et compromettent l'alimentation des populations déjà pauvres. Plus généralement c'est toute l'agriculture qui est chamboulée. Pour ne parler que de la France, les vignobles du sud ne pourront bientôt plus subsister à cause de la trop grande sécheresse et des orages violents et destructeurs, pendant qu'en Bretagne la viticulture prendra le pas sur les artichauts et que les champs de lavande détrôneront l'élevage laitier.

Une autre conséquence concernera les migrations. Il est évident que les populations qui ne pourront plus vivre sur leurs territoires d'origine suivront la migration végétale pour subsister. Aux migrants qui fuient leurs pays en guerre s'ajoutent déjà les migrants économiques qui sont à la recherche d'une vie meilleure. Une troisième catégorie, bien plus déterminée encore, risque de s'y ajouter très prochainement: les migrants animés du simple réflexe de survie.

 

Les responsables du réchauffement climatique:

Source : Centre interprofessionnel technique d’étude de la pollution atmosphérique (CITEPA), 2005

Pour aller plus loin:
"Le Cerveau endommagé" Barbara Demeneix. Editions Odile Jacob

 


3. Voiture électrique contre voiture thermique

Pas de bruit, pas d'odeur, pas de CO2... zéro pollution apparente. La voiture électrique est-elle si "verte" qu'on le dit?

Une fabrication énergivore

Selon l'ADEME (l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) les impacts environnementaux se situent au niveau de la fabrication alors que les coûts et les impacts du véhicule thermique se trouvent majoritairement à l’usage.

Les matériaux constitutifs des batteries sont préparés dans des fours à 400°C, ce qui conduit à une consommation importante d'énergie. Toujours selon l'ADEME, la fabrication d'un véhicule électrique consomme près du double d'énergie que celle d'un véhicule thermique.

L'électricité qui la fait rouler n'est pas toujours très propre

Contrairement à ce qui est affirmé dans nombre de publications qui font son éloge, la voiture électrique n'améliore pas le bilan carbone. Pour cela il faudrait qu'elle absorbe des polluants. Tout au plus, une fois sur la route, la voiture électrique n'aggrave pas la pollution de l'air: elle n'émet pas de CO, ni de CO2, ni de NOx puisqu'elle ne consomme aucun carburant. Mais elle consomme de l'électricité qui a nécessité une production ailleurs que sur son parcours.

L'électricité n'est une énergie propre que sur le lieu où elle est consommée. Elle peut cependant être propre sur le lieu de production lorsqu'elle provient d'une centrale hydroélectrique ou d'un parc éolien. Mais elle l'est évidemment beaucoup moins lorsqu'elle provient d'une centrale à charbon ou à fuel.

L'électricité issue d'une centrale nucléaire n'est pas non plus à zéro impact sur l'environnement. Si elle est peu carbonée (22 g de CO2 par kWh produit, selon EDF), elle produit des déchets nucléaires dont on ne sait que faire et qui sont potentiellement aussi dangereux, sinon plus, que n'est la pollution atmosphérique pour la santé et l'avenir de la planète: risques d'accidents pouvant toucher les centrales, risques liés à la gestion des déchets...

La voiture électrique a aussi ses polluants

Lorsqu'elle roule, elle émet des particules fines

  • par l'abrasion des pneus,
  • par l'abrasion des plaquettes de frein (noir de carbone et métaux lourds hautement toxiques, cuivre, cadmium, baryum, nickel, chrome, manganèse, plomb, zinc)
  • et par l'abrasion de l'asphalte des routes...

Selon une étude de l'observatoire de la qualité de l'air (Airparif), l'usure des routes, des pneus et des plaquettes de frein était responsable de 41% des émissions des particules fines PM10 du secteur du transport routier en 2012.

Question d'éthique

La batterie d'un véhicule électrique contient des métaux parfois rares, comme le néodyme ou le cobalt, ainsi que du graphite et du lithium, provenant notamment de Chine, du Congo et d'Amérique du Sud. Leur extraction et leur raffinage nécessitent de grandes quantités d'eau et de produits chimiques. La pollution est ainsi délocalisée vers les pays pauvres, ce qui est loin d'être moral...

Conclusion

Le véhicule électrique, présenté comme propre, n'est pas aussi écologique qu'on le dit. Si on analyse l'ensemble du cycle de vie du véhicule, on ne peut pas affirmer que la voiture électrique soit actuellement meilleure pour l'environnement que la voiture thermique.

 

4. Que faire pour l'environnement?

Etre conscient à titre individuel

Il y a, bien sûr, quantité de petits gestes que chacun peut faire:

  • Eteindre systématiquement toute lumière qui n'est pas utile,
  • Ne pas laisser couler l'eau du robinet pendant qu'on se brosse les dents,
  • Prendre les transports en commun ou se déplacer à bicyclette chaque fois que cela est possible,
  • N'acheter que des produits locaux qui n'ont pas englouti des quantités considérables de carbone pour leur transport,
  • Vérifier scrupuleusement les étiquettes des produits que l'on consomme et s'assurer qu'ils ont été produits dans le respect de la nature et de l'humain,
  • ...

Des listes de ces petits gestes individuels sont nombreuses sur le web et dans les brochures. Mais quand on regarde ces listes on abandonne assez vite car elles donnent l'impression qu'il faudrait se priver de tout le confort offert par la société de consommation!

Plus généralement, il est souhaitable que chacun soit suffisamment conscient de l'importance de l'environnement et se sente responsable pour éviter les gaspillages et avoir les bons réflexes citoyens. Il s'agit bien plus d'un état d'esprit à avoir que d'une liste de contraintes à ne pas oublier.

Ne pas culpabiliser

En second lieu il ne faut pas culpabiliser à titre individuel alors que l'essentiel des dommages à l'environnement et à la planète sont le fait de l'appareil industriel, agricole et agroalimentaire et du système de commerce aberrant. Cette culpabilisation est dûe en grande partie au discours médiatique qui diffuse l'idée que les atteintes à l'environnement sont les conséquences de la main de l'homme.

Elles sont dûes à l'homme en effet, mais la responsabilité de l'individu ou du citoyen pris isolément n'est pas du tout comparable à celle de l'industriel qui pollue l'atmosphère, l'eau, la terre et... le consommateur. Pour ne prendre qu'un exemple, le gaspillage d'énergie est à attribuer aux manufacturiers, commerçants et distributeurs qui font faire des transports inconsidérés aux marchandises afin de profiter de la main d'oeuvre à bas coût des pays en voie de développement.

L'individu, quand il pollue par sa consommation, ne s'enrichit pas, bien au contraire, puisque c'est même lui le payeur final de la chaîne! Alors que le seul but recherché par le manufacturier, industriel ou distributeur est le profit. Et pour cela, ces derniers n'éprouvent aucun état d'âme particulier lorsqu'ils exploitent et polluent.

Au niveau collectif

Il est possible d'agir de différentes manières:

---> En adhérant à des associations comme

et d'autres:
Agir pour l'environnement dont le but est de faire pression sur les responsables politiques et décideurs économiques,
France Nature Environnement,

---> En participant aux activités mises en place par de très nombreuses autres associations locales,

---> En réservant son bulletin électoral aux seuls candidats qui sont clairement engagés dans la défense des intérêts de la planète.

---> En dénonçant les responsables politiques qui agissent en contradiction avec leurs déclarations.

En octobre 2016 Nicolas Hulot affirmait son opposition à l'enfouissement des déchets nucléaires sur le plateau de Bure dans la Meuse. En février 2018 il est ministre de la transition écologique et solidaire et il cautionne l'ouverture de ce centre d'enfouissement...

Hulot dénonce régulièrement la disparition de la biodiversité. Mais quels sont les vrais responsables de la disparition des espèces? Ce sont les industries des pesticides et les marchands d'OGM comme Bayer et Monsanto. Mais que fait Hulot pour s'opposer au Glyphosate et tous les autres herbicides et pesticides? Il avale les couleuvres, que lui impose le gouvernement auquel il participe, afin de préserver son poste de ministre.

NB: Notez que M. Hulot a tout de même fini par démissionner du gouvernement Macron-Philippe le 28.08.2018 "pour ne plus se mentir"...

 

Un exemple consternant

Votre pelouse jaunit en été? Peignez-la en vert !!!!!

Dans la famille "Bêtise humaine" ... trouvez mieux!

 

Démission de Hulot

Le 28.08.2018 Nicolas HULOT démissionnait du gouvernement.
ENFIN! a-t-on envie de dire. Car il a dû en avaler des couleuvres avant que ne se déclare l'indigestion:

  • La non sortie du nucléaire:
    "Si on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50 %, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et, probablement, si on voulait s'acharner sur cette date, il faudrait peut-être même rouvrir d'autres centrales thermiques." C'est à cette époque que le député européen EELV Yannick Jadot a déclaré, sur France Info : "Nicolas Hulot n'avale plus des couleuvres, mais des boas constricteurs".
  • Notre Dame des Landes:
    "Je ne veux pas m'exprimer sur Notre-Dame-des-Landes parce que je vais encore me faire engueuler"!
  • Les perturbateurs endocriniens:
    "Les critères votés aujourd'hui (...) requièrent un niveau tellement élevé de preuve qu'ils ne protégeront ni les humains ni la nature", avait déclaré Genon K. Jensen, de EDC-Free Europe, une coalition de plus de 70 organisations.
  • le CETA:
    Entré provisoirement en vigueur le 21 septembre, Nicolas Hulot affirme que "la messe n'est pas dite".
  • le plan climat qui reste non appliqué
  • le glyphosate qui n'est toujours pas interdit malgré la reconnaissance de ses nuisances:
    En mai dernier, un amendement visant à interdire dans la loi le glyphosate d’ici 2021 et déposé notamment par des élus LREM avait été rejeté par 63 votes contre 20.

 

Le vrai pouvoir  

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